21 octobre 2014

Comment crée une série de film à effet 3D

1.Comment faire le montage d'une série de film fantastique

Le terme d’effets spéciaux désigne l'ensemble des techniques utilisées au cinéma pour créer l’illusion d’actions et simuler des objets, des personnages ou des phénomènes qui n’existent pas dans la réalité ou qui ne pourraient pas être filmés au moment du tournage. On parle aussi de « trucage ».

Principes

Utilisation d'une machine fumigène sur un lieu de tournage
Popularisés par les films fantastiques de science-fiction et de catastrophe, les effets spéciaux font appel à différents procédés liés à l’image et au son : synthèse d'image 3D, traitement numérique, maquettes, animation image par image, pixilation, ralenti et accéléré, maquillage, bruitage, etc. Ils peuvent être réalisés pendant le tournage ou après (en postproduction), ou par la combinaison des deux.
Les cinéastes utilisent les effets spéciaux pour des besoins divers :
  • Pour reproduire une atmosphère (pluie, chute de neige, brume, etc.)
  • Pour créer une réalité visuelle à partir d’éléments imaginaires (monstres, extra-terrestres, soucoupes volantes, univers cosmique, etc.)
  • Pour préserver l'intégrité des acteurs ou des décors (explosions, accidents, violences, catastrophe naturelle, scène d'action, etc.)
L’effet spécial doit paraître le plus réel possible. Son but est de s’effacer. Mieux : il a besoin du réel pour exister. Un film qui n’utiliserait que des effets spéciaux relèverait du « merveilleux » où tout est possible, comme dans les dessins animés par exemple, et perdrait en réalisme auprès des spectateurs.

Histoire

Les premières illusions visuelles remontent aux lanternes magiques et aux praxinoscopes, mais c’est avec la naissance du cinéma que se sont véritablement développés les effets spéciaux. Le prestidigitateur français Georges Méliès, pionnier du cinématographe, est le premier à les avoir expérimentés, utilisant en particulier des effets de trompe-l'œil, des arrêts de caméra (on change la position des objets ou des acteurs entre deux images) et des surimpressions (on rembobine la pellicule et on retourne des images par-dessus les premières). Le succès de films comme Le Voyage dans la Lune (1902), Le Royaume des Fées (1903) ou 20 000 lieues sous les mers (1907) reposera en grande partie sur l’utilisation de ces effets spéciaux.
À la même époque, l'Espagnol Segundo de Chomón utilisa des procédés semblables, ainsi que d'autres techniques, par exemple filmer de haut en faisant croire que la caméra est posée sur le sol, permettant ainsi des acrobaties impossibles ( déjà utilisé par Méliès dans l'homme mouche 1902). Aux États-Unis, le cinéaste burlesque Charley Bowers utilisa énormément d'effets spéciaux, notamment des animations d'objets image par image.
En 1914, l’invention du rotoscope par les frères Dave et Max Fleischer, qui permet de transformer une scène filmée en un dessin animé, ouvrit la voie à de nouvelles techniques de trucage, comme la retouche et le découpage d’images pour supprimer certains éléments ou en ajouter d'autres.
Les cinéastes de l'expressionnisme allemand ont rapidement adopté les effets spéciaux, qui ont donné leur identité à des films comme Metropolis de Fritz Lang (1927) ou Faust de F. W. Murnau (1926).
En 1933, le film King kong de Cooper et Schoedsack a recours à deux types d’effets spéciaux : l’animation en volume et la surimpression pour les plans larges, et la manipulation d’une marionnette pour les gros plans. Ce qui fait de ce film le pionnier de l’animatronique, une technique qui consiste à animer une créature robotisée pour lui donner une apparence de vie, et qui sera largement utilisée par la suite, notamment pour les dinosaures de Jurassic Park en 1993.
Dans l’Homme invisible de James Whale, réalisé la même année, c’est le procédé du « cache contre cache » qui est utilisé pour masquer le comédien et rétablir les parties cachées du décor. Cette technique donnera naissance à celle de l’incrustation, l’un des principaux progrès des effets spéciaux.
De nombreuses techniques inventées dans les années 1920-1930 sont toujours utilisées, comme l'emploi de câbles (qu’on peut maintenant masquer par traitement numérique) pour simuler le déplacement dans les airs d’un personnage ou d’un objet, les décors peints (technique du matte painting) et l’utilisation de maquettes.

Effets spéciaux mécaniques

De nombreux films et séries télévisées s’appuient sur des maquettes pour simuler des bâtiments, des véhicules et des vaisseaux spatiaux.
L’exemple le plus spectaculaire est 2001, l'odyssée de l'espace, de Stanley Kubrick, qui imposera son modèle à une quantité de films et de séries télévisées, de Cosmos 1999 à Star Wars. Pour mieux contrôler le mouvement des maquettes et de la caméra par ordinateur, John Dykstra développa le procédé Dykstraflex à l’occasion du tournage de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir. Il créera ensuite avec George Lucas les studios ILM qui se doteront d’outils spéciaux pour pouvoir travailler sur les effets spéciaux après le tournage d’un film.
Un autre moyen de représenter des personnages imaginaires consiste à utiliser des marionnettes. Elles sont la marque de fabrique de spécialistes comme Jim Henson et Frank Oz (créateurs du Muppet Show) qui ont notamment donné vie aux personnages de Dark Crystal ainsi qu’à Yoda dans l'Empire contre-attaque. Les marionnettes, dont chaque mouvement était initialement commandé manuellement (au moyen de fils, de câbles ou de moteurs électriques), sont maintenant également contrôlées par ordinateur.
Enfin, le maquillage et la création de costumes originaux sont généralement associés aux effets spéciaux.

Effets spéciaux numériques

Au début des années 1980, la montée en puissance des ordinateurs et leur coût plus abordable ont permis aux réalisateurs d’envisager de nouvelles productions à partir d’images calculées et d’images de synthèse. Les premiers mélanges d’images filmées et d’images numériques ont été réalisés dans Tron (Steven Lisberger, 1982) et dans The Last Starfighter (Nick Castle, 1984).
Peu à peu, la meilleure qualité des logiciels et la formidable montée en puissance de calcul des machines ont permis de réaliser de véritables trucages numériques, comme le morphing, utilisé notamment pour la transformation de Fin Raziel dans Willow (Ron Howard, 1988), ou l’animation en 3D, qui permet de personnifier l'« Australien », le couteau qui obéit à Louison (Dominique Pinon) dans Delicatessen (Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, 1991).
La folie du numérique s’est progressivement emparée des productions dans les années 1990. Les studios spécialisés se sont multipliés, tels la maison Duboi (Alien, la résurrection) ou encore la Buf Compagnie (Matrix Reloaded, Harry Potter et la Coupe de feu, Spider-Man 3). Plus récemment, certains réalisateurs cherchent à échapper au tout numérique, comme Peter Jackson dans la trilogie du Seigneur des anneaux, qui mélange maquillage, traitement numérique et trucages analogiques.
Aux États-Unis, certains professionnels de l'audiovisuel appellent souvent les effets spéciaux numériques "Effets visuels" ('Visual Effects'). Les effets spéciaux mécaniques eux restent des "Effets spéciaux" ('Special Effects') afin de les différencier plus facilement.

 2.Comment faire le générique en 3D d'une série de film

Extrait de la série des vidéos, retrouvez d’autres vidéos en bas de page.

Le projet de la série des reportages vidéos ECON’HOME.

Je suis heureux de vous présenter les 14 vidéos de la série de reportages pour l’opération ECON’HOME. Ces reportages ont été tournés et réalisés par Toulous’Ethic avec qui j’ai travaillé sur le projet en tant que vidéo graphiste designer.
Cette série vous présente 14 familles qui ont suivi les recommandations des conseillers INFO->ÉNERGIE dans la région Midi Pyrénées pour améliorer leur logement avec des équipements écologiques et économiques. Ces familles sont en plein projet de construction ou d’amélioration de leur habitation.
En ce qui concerne mon travail, j’ai donc suivi  la direction du projet réalisé par Anne-Marie Fontaine, journaliste et réalisatrice des vidéos pour Toulous’Ethic. Lors d’un rendez-vous avec l’ADEME pour décider du style  vidéographique, j’ai proposé plusieurs pistes graphiques suivant des exemples. L’ADEME a rapidement fait son choix.

Les grandes étapes de la création des Animations vidéos :

Le Storyboard

A partir de là, nous avons travaillé sur le sujet global et sur les sujets des différents reportages pour en déterminer des storyboards scénarisés pour le jingle et les animations. Je me suis donc occupé de la création de ceux-ci dont voici une planche en exemple :
Storyboard - jingle econ'home pour ADEME

Le Concept Art

Un fois les storyboard validés, j’ai donc commencé par un concept artistique afin de valider l’ambiance et le style graphique des animations et notamment du jingle d’introduction.
concept artistique de jingle vidéo avec une maison , un jardin dans un mallette.
Concept artistique de l’ambiance dans un plan d’action du jingle que j’ai créé en pré-projet.

Le jingle d’introduction et les animations

La création du jingle d’introduction a été déclinée en un 2ème jingle pour 10 reportages sans les conseillers INFO->ÉNERGIE et 4 reportages avec les conseillers. Ces 4 reportages sont, chacun, accompagnés d’une animation vidéo réalisée sous After effects sur lequel j’ai utilisé le procédé de 3D  proposé par ce logiciel vraiment extra. Afin de mieux comprendre comment monter et réaliser les animations vidéos, j’ai accompagné Anne-Marie lors de ses reportages et nous avons pris des vues pour avoir de la matière et réfléchir sur les animations.
Concernant le jingle, j’ai commencé par utiliser un logiciel de 3D pour la mallette vide et son animation et créé quelques matériaux ainsi qu’un éclairage global. La suite de la composition de l’animation et des ses éléments a été animée sous After Effects et colorisée soit sous Photoshop soit directement sous After effects.
Les animations et jingles ont été créés à l’origine en Haute définition 1920×1080 pixels, mais par choix technique et autres contraintes, nous avons donc tourné ces reportages de façon plus traditionnelle en 4/3 soit 768×576 pixels. Les animations ont donc simplement été adaptées à la taille de sortie des vidéos. J’avais heureusement prévu cette possibilité en déterminant les zones d’action et de texte en conséquence.

L’habillage vidéo

L’habillage a, quant a lui, été créé suivant l’esprit graphique que je souhaitais dégager et garder sur l’ensemble du projet. J’ai notamment eu l’idée de réutiliser les particules de couleurs créées pour le jingle d’introduction sous After effect qui représentent les ronds de couleurs du logo INFO->ÉNERGIE et qui donnent du dynamisme aux vidéos tout en faisant un rappel inconscient du logo, donc de la marque, pour le spectateur.

La série des reportages vidéos ECON’HOME de l'aidement et des Espaces INFO->ÉNERGIE

Je vous laisse découvrir les 14 reportages vidéos qui sont nommés : « maison individuelle économe en énergie (X) »
et qui ont été mis à disposition sur la Chaîne de l’ADEME sur Wat TV.  J’espère avoir vos commentaires en dessous de cet article pour me dire ce que vous pensez des animations et des reportages :





 

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