22 octobre 2014

COMMENT FAIRE UN MONTAGE VIDEO & COMMENT AJOUTEE DES EFFET SPECIAUX POUR QUE LES IMAGES SEMBLENT REELLES

1.Comment faire un montage vidéo

Les bases du montage vidéo : pourquoi, comment ?

Le montage vidéo permet de découper plusieurs séquences vidéos et de les raccorder pour en faire une seule vidéo. Suivant le logiciel utilisé, il est possible d’ajouter une ou plusieurs vidéos, des images fixes, des titres, de la musique, des bruitages, une voix off, etc.
1/ Pour commencer
Importer toutes les vidéos souhaitées dans le projet pour les assembler, les ordonner et les découper. Un découpage vidéo précis permettra de faire un montage plus rythmé et donc plus agréable à regarder.
La diversité et l'alternance des plans et des rythmes, quelques effets de surprise, une incitation à la curiosité, éveillent l'intérêt du spectateur. Au-delà d'un certain temps, l'attention diminue en intensité; changer régulièrement de plans vous permettra de varier les images, ce qui contribuera à retenir l’attention. D’autant plus qu'on est sur YouTube, où on est généralement habitué à regarder des vidéos assez courtes. Une vidéo réalisée par un amateur manque souvent d'action, d'émotion, de mystère, de suspense pour retenir l’attention. Mieux vaut une vidéo de 10 min qui séduira, qu'une de 60 min qui ennuiera.
Le parfait exemple de vidéos bien rythmées : la série BREF !

2/ Ajouter le son et régler les volumes
Si vous avez enregistré une voix off, il faut absolument qu’elle soit claire et  que son volume soit suffisamment fort sans être saturé. La musique ne doit pas être trop forte pour ne pas couvrir la voix off. Globalement, l’ensemble des sons de la vidéo doit être plus ou moins au même volume pour ne pas devoir monter ou baisser le son en cours de visionnage.
L’ambiance sonore joue aussi sur le rythme. Les mêmes images avec une musique d’action, une musique à suspense, une musique douce ou sans musique du tout ne seront pas perçues de la même manière. (voir article sur les musiques libres de droit)
Des bruitages peuvent aussi contribuer à l’ambiance générale. Voici un bon exemple de site de bruitages utilisables : Universal-SoundBank.
Voici un bon exemple d’un épisode de What’s Up Gamers mixant dans la présentation musique, son vidéo, bruitages et voix-off.

3/ Ajouter les transitions
Les transitions les plus simples sont généralement les meilleures. Les classiques sont le fondu au noir ou au blanc et le fondu enchaîné. La plupart des logiciels de montages proposent de nombreuses transitions pas toujours de très bon goût, il vaut généralement mieux privilégier la sobriété et si les images s’enchaînent bien, il n’est pas nécessaire d’ajouter de transition.
Des exemples de transitions qui peuvent passer à condition d’être utilisées avec parcimonie, compilées en une vidéo de démo.

4/ Ajouter les effets
Les possibilités varient beaucoup suivant les logiciels. La plupart vous permettront simplement d’appliquer différents filtres (noir & blanc, sépia, etc.) qui peuvent être amusants à l’occasion si leur utilisation est justifiée par le sujet de la vidéo. Mais les plus importants réglages sont ceux qui permettent de corriger la luminosité, le contraste, les couleurs, la saturation, etc., pour corriger une image de qualité moyenne ou pour lui donner un style visuel plus original.
Nous déconseillons d’ailleurs d’utiliser l’amélioration d’image de YouTube qui ne fonctionne pas toujours très bien et dont les effets sont irréversibles sur la vidéo. Assurez-vous plutôt que votre image est belle avant l’upload.

5/ Les titrages
Les titres servent essentiellement soit à nommer certaines parties du film, soit à donner des informations supplémentaires qui ne sont ni dans la vidéo, ni dans l’audio. Ils peuvent se placer entre les images ou par-dessus, cette 2ème solution évite de casser le rythme de la vidéo, mais elle nécessite que le logiciel de montage puisse avoir plusieurs pistes vidéos.
Les premiers doivent être suffisamment mis en valeur dans l’image. En fonction de vos logiciels vous pouvez faire quelque chose d’assez original et animé (il est aussi possible de le faire avec Photoshop, After Effect, des logiciels de 3D, etc…  si votre logiciel de montage vous permet aussi de l’importer)  mais les titres doivent rester graphiquement cohérents entre eux s’il y en a plusieurs.
Les deuxièmes doivent en revanche être plus discrets pour ne pas prendre trop d’importance par rapport à la vidéo. Il faut cependant qu’ils soient dans une police d’écriture lisible et affichés assez longtemps pour qu’on ait le temps de les lire.

6/ Exportation
Tous les logiciels de montage ne proposent pas les mêmes options. Il est cependant fortement conseillé d’exporter (et donc aussi de monter) votre vidéo en 16/9è puisque c’est le format du player YouTube. Sinon, la vidéo ne s’affichera pas sur l’intégralité du player si la vidéo est en 4/3 et vous aurez des bandes noires sur les côtés.
Il faut cependant faire attention à ce que la vidéo soit en vrai 16/9 avec des pixels carrés (1:1) et non pas des pixels rectangulaires (1:1.33, 1:1.4587, ou autre) qui risquent de déformer l’image avec le réencodage. Voici les résolutions en 16/9è :
1080p : 1 920 x 1 080
720p : 1 280 x 720
480p : 854 x 480
360p : 640 x 360
240p : 426 x 240

Le découpage

N'hésitez pas à sélectionner les meilleurs morceaux issus de différentes prises sous différents angles plutôt que de choisir un seul plan fixe, mais encore une fois attention aux faux raccords !
Pour éviter que le spectateur s’ennuie, essayer de faire varier le rythme ! Par exemple, alterner scènes en musique et scène dialoguées, longs plans séquences et courts plans rythmés.

Les transitions

Oubliez les transitions comme celle-ci dans Star WarsOubliez les transitions compliquées que l'ont peut voir notamment dans Star Wars, c’est extrêmement kitsch (à moins que ce ne soit l’effet recherché). En général on n'utilise que 3 types de transitions, qui dans le langage cinématographique ont chacune une signification bien particulière et correspondent à trois utilisations bien définies :
  • Transition franche : on passe directement d’un plan à l’autre sans auncun effet de transition. Ceci est utilisé dans 99% des cas. En général ceci suggère une continuité dans le temps et l'espace.
  • Fondu au noir : généralement utilisé entre deux scènes, il suggère une ellipse temporelle, à la limite spatiale.
  • Fondu enchaîné : ce type de transition donne un effet un peu surréel, on peut l’utiliser dans une scène évoquant une forte intensité émotionnelle ou encore pour suggérer le rêve.

Les Titres et génériques

En ce qui concerne le titrage, il est généralement conseillé de rester sobre. Un titre blanc sur fond noir est simple, sobre et a une certaine classe. Pour trouver des typographies, vous pouvez vous référrer aux sites Dafont et Font Squirrel, tous deux gratuits.
Sinon, des logiciels comme After Effects proposent parfois (en fonction des versions) des bibliothèques de titres animés intéressants. D’autre part, les sites Video Copilot ou Ayatoweb proposent des tutoriaux pour After Effects pour réaliser des titres et logos animés très impressionnants et professionnels, mais il faudra apprendre à utiliser ce logiciel !
Evitez les génériques finaux à rallonge. C’est assez exaspérant quand dans un film de 3 minutes, il y a 1 minute de générique… Adaptez donc la longueur de votre générique à celle du film total.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez approfondir le sujet, voici un sélection de ressources pour en savoir plus :


esMon guide du tournage-montage

Mon guide du tournage-montage de Jean-Charles Fouché

Un guide très complet et didactique, il s'agit d'une véritable formation accélérée aux métiers de cadreur et monteur.
 Le tournage : de la préparation à la réalisation

Tous les conseils pratiques
Dossiers
 
tourner les bons plans
 
tourner les bons plans
 
tourner les bons plans
 
Réussir sa vidéo de voyage

Fiches pratiques
 
Préparer son matériel
 
Caméra : fonctions de base

Maîtriser les fonctions de base de sa caméra (février 2008)

Vous êtes perdu parmi toutes les fonctionnalités de votre caméscope ? Voici un point sur les plus   importantes et les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber. Lire
idees trucage video
© L'Internaute Magazine
Effets de perspective, trucages en tous genres, mais comment font les vidéastes pour nous piéger aussi facilement ? On vous dévoile toutes les astuces pour réussir des "trompe-l’œil" en vidéo.
Réalisé par Romain Bailbé, L'Internaute Juin 2008
 
2.Comment ajoutée des effet spéciaux pour que les images semblent réel-lent

 
Introduction
Le grand singe gigantesque se tient bien haut
au-dessus de la ville de New York au sommet de
l’Empire State Building. Il a transporté avec lui une
femme blonde : il la tient dans une de ses mains
massives. Le singe dépose délicatement la femme
à l’intérieur de l’édifice, se frappe la poitrine et hurle
de façon menaçante à l’escadrille d’avions décrivant
des cercles à peine hors de sa portée.
Il frappe un des avions, le faisant descendre
en vrille vers le sol où il s’écrase dans une boule
de feu. Les autres avions attaquent, tirant des balles
sur l’énorme créature. Certaines des balles touchent
la cible et le singe est grièvement blessé. Il laisse
échapper un dernier hurlement, relâche sa prise sur
l’édifice, et tombe dans la rue.
Salle Raoul-Barré

SECRETS ET ILLUSIONS - LA MAGIE DES EFFETS SPÉCIAUX

Nouvelle exposition permanente. ENTRÉE LIBRE
Dès sa première présentation publique, le Cinématographe, puis le cinéma, a été associé à la notion de spectaculaire. [1] Tout au long de son histoire, il a déployé une multitude de mécanismes et de techniques afin d’émerveiller son public.
Mais avant même de séduire le spectateur à l’aide de divers moyens, l’image animée était déjà un objet de fascination. Qu’il s’agisse des vues des frères Lumière, des bandes d’actualités reconstituées de Thomas Edison ou des fantasmagories de George Méliès, le pouvoir photogénique de l’image réside dans cette qualité propre à la photographie de dédoubler le réel. Fixé sur pellicule, le réel est immédiatement transcendé, il acquiert de nouvelles propriétés, il est magique. Ce qui était banal devient unique, fantastique, spécial.
Les créateurs se sont rapidement saisis de ce paradoxe pour transformer le Cinématographe en cinéma. Ils ont créé un langage et des techniques puisant directement dans ce jeu entre la réalité et notre perception de celle-ci. Ils ont mis en place une nouvelle réalité purement cinématographique : changements d’échelles de plan, surimpressions, fondus, montage, arrêts de caméra, trucages… De la magie de l’image, ils ont investi le champ de la magie dans l’image.

La pratique des effets spéciaux s’inscrit directement dans la création de cette réalité proprement filmique. D’une part, elle permet aux créateurs de plier le réel à leurs exigences, besoins et contraintes; qu’ils soient d’ordre temporel, physique, géographique, spatial ou esthétique. Par exemple, il est possible de modifier la taille d’un lieu ou bien de recréer des situations dangereuses (explosions, etc.). D’autre part, elle rend possible l’impossible : la création de situations, de mondes ou de créatures qui n’existent pas dans la réalité. C’est le cas des nombreux monstres qui peuplent les genres de la science-fiction et de l’horreur.
Mais en quoi un effet est-il spécial ? C’est une grossière évidence de dire que pour que le « spécial » existe, il doit y avoir quelque chose de banal auquel le comparer. [2] L’effet spécial est de l’ordre de l’illusion, du faux-semblant. Il fait partie d’un tout, le film, et ne peut exister qu’en relation avec chacune des parties de ce dernier au risque de subir la condamnation péjorative de « film à effets ». Qu’il soit visible ou invisible, il est spécial puisqu’entièrement construit et factice.
C’est pourquoi l’utilisation du terme « effet spécial » pose souvent problème. [3] D’une part, il existe un flou dans l’imaginaire populaire qui nous amène à utiliser ce terme afin de désigner à la fois tout et son contraire. Il n’est pas rare de trouver, dans les listes consacrées au sujet, des éléments ne constituant pas, à proprement parler, des effets spéciaux : décors, costumes, accessoires, etc. D’autre part, l’effet spécial est souvent défini par les techniques qu’il désigne plutôt que par ses attributs spécifiques. Cela est particulièrement problématique, car les techniques sont constamment changeantes et dans certains cas des effets considérés comme spéciaux à une époque ne le sont plus par la suite (pensons par exemple à des effets optiques tels que le fondu enchaîné ou le ralenti qui sont aujourd’hui presque uniquement considérés sous l’angle de la grammaire cinématographique et qui à force d’utilisation ont perdu de leur aspect spectaculaire).

Par conséquent, en imposant de nouveaux modes de filmage et de montage, les effets spéciaux ont également modifié l’esthétique cinématographique. L’art du montage d’une scène à effets consiste entre autre à trouver un équilibre entre le vrai et le faux permettant d’apprécier la virtuosité du metteur en scène ou de l’effet en lui-même. L’effet spécial sert le même but de sidération, d’amusement, d’incrédulité, de plaisir qu’à l’époque de Méliès tout en repoussant constamment les limites du possible et de l’artifice. Tel le baron Frankenstein, le cinéaste morcelle l’action (plans et effets spéciaux) et l’assemble par le montage (transitions, effets, mise en scène) afin soit de tromper le spectateur, soit de l’épater par les prouesses techniques accomplies. Tel un prestidigitateur, il doit songer aux moyens qu’il utilisera pour diriger le regard du spectateur et  détourner son attention afin de rendre le truc plus efficace et crédible (éclairage, présence d’autres objets ou personnes dans le champ, utilisation du son pour suggérer plus que ce qui est montré, etc.). Pour qu’un effet soit réussi, il doit être filmé puis monté de la bonne manière. Le cinéaste joue constamment avec les attentes et les perceptions du spectateur et la force d’un effet spécial réside dans ce pouvoir de séduction et d’illusion.
L’histoire des effets spéciaux est donc intimement liée à l’histoire du cinéma. Ceux-ci contribuent à l’illusion et renforcent le caractère magique de l’art cinématographique. Ils questionnent l’essence même du cinéma. Ils nous remémorent que ce que nous avons devant les yeux n’est qu’une image du réel. Comprendre la nature des effets spéciaux (son esthétique, sa technologie, son public), c’est par extension saisir un peu mieux ce qui fait la puissance et la singularité de l’art cinématographique, son pouvoir magique d’attraction.
Éric Falardeau, commissaire invité

[1] Selon le Larousse : « qui frappe la vue, provoque l’étonnement par quelque aspect exceptionnel. »
[2] D’ailleurs, c’est pourquoi nous exclurons de notre sujet les films d’animation ou les jeux-vidéos. Dans ces cas précis, la technique n’est pas utilisée comme un effet spécial, c’est-à-dire de manière ponctuelle. Elle est plutôt un dispositif esthétique.
[3] Le terme « effet spécial » est apparu pour la première fois en 1926 au générique du film What Price Glory de Raoul Walsh. Auparavant, les termes truc et trucage étaient employés. HAMUS-VALLÉE, Réjane, Les effets spéciaux, Paris, Cahiers du cinéma/Les petits cahiers, 2004, page 5.
Les effets spéciaux défient l’impossible : repoussant toujours les limites de la technologie, ils révèlent le foisonnement infini de l’imaginaire humain. Ils ajoutent à l’illusion, renforcent le pouvoir d’attraction des images en mouvement et réinventent la réalité!  Découvrez enfin les secrets et illusions qui font naitre depuis plus d’un siècle la magie des images en mouvement.

L’exposition est divisée en trois zones :
L’HISTOIRE DES EFFETS SPÉCIAUX
L’histoire des effets spéciaux est intimement liée à celle du cinéma. Chacun à leur manière, les artisans de l’illusion ont su mettre à profit l’héritage des prédécesseurs tout en initiant de nouvelles façons de faire. Reconnus ou méconnus, ils insufflent aux images en mouvement ce génie artistique et technologique qui, à l’écran, se transforme en pure magie. De Georges Mélies à Alexandre Ptouchko en passant par Thomas Edison, Ray Harryhausen et plusieurs autres, découvrez les créations de ceux qui ont imaginé des effets spéciaux toujours plus audacieux et inventifs.
LA VOLONTÉ DE CRÉER ET DE SIMULER
Pourquoi réaliser des effets spéciaux? Pour captiver, émerveiller, en mettre plein la vue et faire du cinéma un véritable spectacle! Ces illusions sont imperceptibles et de nos jours presque tous les films en comportent (effacement d’objets indésirables, légères modifications au décor…) Que les effets spéciaux soient présents pour créer le spectacle ou tout simplement pour sublimer une image, le spectateur se trouve au final littéralement envouté quand opère la magie des images en mouvement.
L’ABC DES PROCÉDÉS TECHNIQUES
Chaque technique apporte une réponse à la question suivante : comment passer du scénario à l’écran? La peinture sur verre, les décors virtuels, l’animation 3D ou le maquillage sont autant de techniques utilisées pour captiver le spectateur. Les images en mouvement reposent sur une illusion d’optique, c’est ainsi que les effets spéciaux réussissent à nous transporter dans leur univers. L’exposition vous fera  découvrir les trois grandes catégories en matière d’effets spéciaux, soit les effets d’optiques, les effets mécaniques et physiques et également les effets numériques.
REPÈRES BIBLIOGRAPHIQUES
Une vidéo de Réalisations.net sur le montage des bornes interactives :
http://vimeo.com/64838656


ON NOUS MENT. Mais bon ça vous le saviez déjà. Tout le monde sait que les films américains à gros budget utilisent des effets spéciaux pour donner le rendu que l’on connait, à savoir des chutes vertigineuses à bord de montgolfières, des courses à dos de dinosaures ou dragons, des naufrages de paquebots et autres situations complexes à mettre en oeuvre de manière naturelle. Seulement quand vous voyez l’envers du décor vous vous rendez compte que la magie n’est pas vraiment là avant lesdits effets spéciaux…



movies-before-after-visual-effects-37
Le Hobbit, via Bored Panda
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Alice au pays des merveilles, via Bored Panda
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The Dark Knight, via Bored Panda
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Gravity, via Bored Panda
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The Avengers, via Bored Panda
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Le monde fantastique d’Oz, via Bored Panda
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Gatsby le magnifique, via Bored Panda
La suite en page 2

Les effets spéciaux


. Réjane Hamus-Vallée
Depuis sa naissance, le cinéma convoque les effets spéciaux, que ce soit pour créer « l’ordinaire de l’extraordinaire » ou « l’extraordinaire de l’ordinaire ». L’explosion numérique, depuis les années quatre-vingt-dix, a considérablement amplifié le phénomène et repose la question de ses usages : quelle est donc la nature de cet « effet » produit sur le spectateur ?
Quand il voit un monstre, un tremblement de terre, le spectateur, au fond de lui-même, sait bien que c’est faux, mais quand même… le temps d’un film, il y croit. L’effet spécial est bien sûr produit à partir d’une technique particulière que l’on peut démonter, expliquer, montrer, mais avant tout, il produit lui-même un sens, celui que recherche le metteur en scène qui a choisi de l’intégrer dans son film.
C’est cette double réflexion que mène l’auteur dans cet ouvrage : comment faire des effets spéciaux et surtout pourquoi faire des effets spéciaux ? A partir d’exemples de films et metteurs en scènes qui couvrent toute l’histoire du cinéma de King Kong à Matrix ou au Titanic, de Georges Méliès à Georges Lucas, James Cameron ou Jean-Pierre Jeunet.
Dans les « plans à effets spéciaux » se condensent les problèmes économiques, esthétiques, techniques et idéologiques, ce qui en fait un point de départ essentiel à la compréhension du cinéma d’aujourd’hui - comme d’hier.
Réjane Hamus-Vallée est maître de conférences à l’université d’Evry, au sein du département sociologie. Elle a soutenu une thèse sur l’esthétique des effets spéciaux en 2002 à la Sorbonne Nouvelle. Elle collabore ou a collaboré aux Cahiers du cinéma, Repérages, SFX, 1895, Simulacres, la revue d’esthétique, Cinémaction, la saison télé
(...)
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